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Justice : retour du débat sur la peine de mort après la médiatisation de plusieurs crimes rituels

Justice: retour du débat sur la peine de mort après la médiatisation de plusieurs crimes rituels

RFI - 11/1/2026

Au Gabon, de nombreuses réactions, depuis le jeudi 8 janvier après l'évocation d'une éventuelle réintroduction de la peine de mort. Le débat a été rouvert par les autorités dans un contexte de forte émotion de la population suite à plusieurs cas médiatisés de crimes rituels et de sang. Lors de ces voeux à l'administration, le président Oligui Nguema n'a pas écarté la possibilité d'un retour de la peine capitale, abolie en 2010. La dernière exécution avait eu lieu en 1985. Il a renvoyé le sujet à une consultation populaire. Prenant la parole avant le chef de l'État, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Césec) du Gabon, Guy-Bertrand Mapangou, a appelé à « relancer le débat » sur la peine capitale, estimant que « des voix de moins en moins discrètes » le demandent, et que la réclusion à perpétuité était devenue « un leurre » qui « ne suffit pas à dissuader les criminels ». « Peuple souverain » En réponse, le président Brice Oligui Nguema a estimé que « cette réflexion doit être portée par le peuple souverain », et l'a instruit « d'organiser une consultation populaire » sur cette question, sans apporter de précisions sur ses contours ni sur la suite du processus. Mais la perspective suscite des oppositions : « L'abolition est un acquis démocratique, ce débat a déjà été tranché » estime le sénateur Marc Ona Essangui, « l'arsenal juridique existe, ce n'est vraiment pas nécessaire d'ouvrir la boîte de Pandore » ajoute le défenseur des droits humains, soutien du chef de l'Etat. « Irresponsable » « Dans un pays où les erreurs judiciaires sont possibles, où la justice reste vulnérable aux influences politiques, et où les enquêtes manquent souvent de rigueur, rétablir une peine aussi définitive serait irresponsable », écrit, dans un communiqué, l'organisation SOS prisonniers, « la peine de mort ne corrige pas l’injustice, elle ne prévient pas le crime. Elle tue, souvent dans le silence, et parfois l’innocent » écrit cette organisation. Son leader, Lionel Engonga,

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